PLAN DE RECHERCHE

BUT DE LA RECHERCHE ENVISAGEE

Etant donné que, logiquement, le but de la recherche doit conditionner le plan et la méthode de la recherche, nous nous permettons d'esquisser brièvement le but de cette dernière.

Le but de la recherche envisagé est la constitution d'un fichier aussi exhaustif que possible des termes japonais dans les différents domaines de la technologie, et cela à partir des sources bibliographiques dont le caractère sera précisé plus loin. Ce fichier doit être conçu de telle façon que, d'une part, il permette la recherche rapide des équivalences linguistiques entre les termes techniques français et japonais et, d'autre part, ce fichier doit répondre aux exigences posées par le progrès continuel des sciences: à savoir il doit rendre possible son enrichissement continuel. En d'autres termes, le but que nous nous proposons consiste en la réalisation d'une sorte de 'pool' linguistique franco-japonais où seront consignées et conservées toutes les données linguistiques (termes techniques) concernant les différents domaines de la technologie moderne en vue de leur utilisation soit sous forme d'un fichier 'extensible' que les spécialistes pourront consulter sur place soit sous forme de lexiques à éditer ultérieurement., Ainsi, le fichier, résultat de la recherche fondamentale dans le domaine des termes techniques pourra-t-il donner lieu à des applications soit par consultation sur place, soit par, l'édition de - ou des - lexiques spécialisés en la matière.

Dans la partie concernant la méthodologie à suivre, nous préciserons davantage le caractère spécifique du fichier qui doit répondre à plusieurs exigences qui découlent de la nature même de la langue japonaise, à savoir 1° il doit permettre la recherche du support phonétique japonais' à partir des idéogrammes (KANJI); 2° il doit rendre possible la recherche des idéogrammes (KANJI) correspondant au support phonétique et, 3° en même temps, il doit permettre la recherche des équivalences linguistiques entre le français et le japonais. C'est pourquoi le fichier doit comporter 1 une série de fiches où ces dernières seront rangées par ordre alphabétique d'après la phonétique des termes japonais (pour des raisons purement pratiques, nous optons ici pour une classification phonétique suivant l'ordre de l'alphabet romain et non pas suivant l'ordre de l'alphabet syllabique japonais, le KANA); 2 une autre série de fiches où celles-ci seront classées suivant le principe de classification des caractères chinois (KANJI) (ici, nos préférences vont dans le sens de la classification améliorée par "radicals" ("clefs") que A.N. NELSON a adoptée récemment dans son nouveau dictionnaire "The Modern Reader's Japanese-English Character Dictionary, Revised Edition, Tokyo 1971); 3° une troisième série de fiches rangées par ordre alphabétique des termes français. Ainsi, la possibilité sera offerte de retrouver le KANJI (ou les KANJI lorsqu'il s'agit de mots composés) et la prononciation japonaise de ces derniers à partir du terme français équivalent d'une part et, d'autre part, de retrouver facilement la correspondance support graphique - support phonétique en japonais.

Quant au fichier phonétique japonais, il est indispensable d'y inclure également des termes d'origine étrangère (anglo-saxonne surtout) transcrits en KATAKANA, termes qui font corps avec la terminologie scientifique moderne, mais qui n'ont pas été traduits en japonais et qui, par conséquent, manquent de support graphique sous forme de KANJI.

Enfin, le fichier doit être conçu de telle manière qu'il puisse être traité éventuellement par ordinateur soit pour réaliser des recherches statistiques ultérieures soit en vue de la traduction automatique par ordinateur.

PLAN DE TRAVAIL ET PRECISIONS METHODOLOGIQUES

Pour réaliser le but esquissé ci-dessus, nous nous permettons de proposer le plan de recherche que voici:

Plan de travail

1 - Recherches bibliographiques

2 - Critique des sources bibliographiques en vue de l'établissement de la liste des ouvrages de référer

3 - Dépouillement lexicographique des ouvrages de référence

- Réalisation d'un fichier de termes japonais de technologie

4 - (Eventuellement) Recherches statistiques concernant les données linguistiques contenues dans le fichier.

1 - Recherches bibliographiques

Objet de la recherche et méthode à utiliser

Ainsi que nous l'avons précisé plus haut, les lexiques bilingues spécialisés manquent au Japon non seulement pour la langue française mais également pour la langue anglaise qui est pourtant la langue véhiculaire des sciences et des techniques au Japon d'au aujourd'hui. C'est pourquoi le travail de recherche bibliographique doit débuter nécessairement par l'établissement d'un relevé complet des dictionnaires et des encyclopédies spécialisés de langue japonaise. En principe, bien entendu, il ne s'agit pas d'exclure des recherches bibliographiques les dictionnaires et les encyclopédies plus anciens, mais, étant donné le but envisagé de la recherche, à savoir la réalisation d'un lexique bilingue dans les différents domaines de la technologie moderne, il est évident que les termes se rapportant a la technologie de pointe ne se retrouveront qu'en partie dans les dictionnaires et les encyclopédies plus anciens. La terminologie la plus récente est à chercher avant tout dans les publications les plus récentes, notamment dans les articles scientifiques récents et, tout particulièrement, dans les brevets ou projets de brevet en ce qui concerne les réalisations les plus avancées en matière de technologie. C'est pourquoi d'ailleurs, outre l'inventaire des encyclopédies et des dictionnaires spécialisés récents, il est nécessaire aussi d'étendre les recherches bibliographiques dans le domaine des articles scientifiques et des brevets. En règle générale, les recherches bibliographiques doivent commencer par l'établissement du catalogue des ouvrages actuels et récents et ce n'est qu'après avoir terminé cette étape de recherche qu'on doit songer à la bibliographie rétrospective.

Au point de vue méthodologique donc, il est indispensable de commencer par l'établissement d'une bibliographie complète de tous les ouvrages actuels qui peuvent présenter un intérêt réel pour la réalisation du fichier. Parmi ces ouvrages, nous pouvons énumérer aussi les traductions japonaises d'ouvrages spécialisés parus en langue française ainsi que certains ouvrages ou articles traduits de l'anglais sans exclure a priori d'autres langues scientifiques comme p. e. l'allemand.

Pour préciser davantage notre méthode de recherche en matière de bibliographie, il est nécessaire de dresser la liste d'ouvrages spécialisés tels que les traités scientifiques généraux ou ceux se rapportant à un domaine restreint de la science (p. e. les traités de chimie générale, les traités de pétrochimie, ou de chimie des matières plastiques etc.). Il faut également dresser l'inventaire des périodiques scientifiques voire même des périodiques communiquant les bibliographies courantes (le dépouillement de titres bibliographiques permet de faire l'inventaire de la terminologie scientifique courante la plus importante); il importe aussi de constituer la liste des dictionnaires spécialisés (recherche atomique, technologie de l'atome, chimie etc.); on est obligé de recourir également à des dictionnaires étymologiques de la langue japonaise qui donnent la définition des termes techniques en japonais.

Il faut aussi dresser l'inventaire des dictionnaires - s'il en existe, ainsi que c'est le cas de la chimie - de termes techniques et scientifiques d'origine étrangère en katakana. Nous insistons sur ce fait, étant donné que>dans les textes japonais - même quand il s'agit de textes courants - l'usage des termes anglais est très fréquent, surtout dans le domaine scientifique, qu'il s'agisse de désigner le nom d'un nouveau produit chimique ou telle partie par exemple d'un réacteur atomique. Tous ceux qui sont en contact avec la langue japonaise scientifique et technique éprouvent parfois des difficultés insurmontables lorsqu'il est nécessaire de reconstituer le terme scientifique anglais à partir de la graphie japonaise en katakana qui, étant un alphabet syllabique comme d'ailleurs le hiragana et d'une pauvreté phonétique extrême, rend souvent impossible la reconstitution du terme anglais correspondant. Or, ces termes d'origine anglaise n'ayant pas en général leur équivalent en japonais, font partie intégrante du vocabulaire scientifique japonais actuel, de sorte que leur insertion dans un dictionnaire scientifique spécialisé est absolument indispensable. Et cela pour la raison que nous venons d'invoquer à savoir par suite des grandes difficultés de reconstitution des termes anglais à partir de la graphie japonaise. C'est un cas particulier de la langue japonaise, conséquence d'une part de sa pauvreté phonétique et d'autre part, de la nécessité d'utiliser de nouveaux termes scientifiques et techniques qui constituent le substrat où l'infrastructure linguistique du progrès scientifique en cours, termes qui, par suite des échanges culturels et scientifiques entre le Japon et les Etats-Unis surtout, sont empruntés presqu'exclusivement à la terminologie anglo-saxonne. Pour ces raisons, nous croyons donc indispensable d'une part l'élargissement de notre recherche bibliographique à des recueils de vocabulaire technique en katakana et d'autre part le dépouillement ment et l'inventaire de ces termes aussi bien que des termes japonais transcrits en caractères chinois (kanji).

Par ailleurs, des dictionnaires bilingues de poche (par exemple le SANSEIDO'S Concise English Dictionary) ainsi que les grands dictionnaires bilingues (par exemple le KENKYUSHA'S New Japanese English Dictionary) donnent un très grand nombre de termes techniques d'origine étrangère (par exemple nitoro-guriserin : nitroglycerine (nitroglycérine); bureki: brake (frein); roketto: roc (fusée); toransu: transformer (transformateur) etc.

Nous trouvons également ces termes dans des dictionnaires étymologiques comme par exemple le Meikai Kokugo Jiten (nitoroserurozu: nitro-cellulose (nitrocellulose); roringu: rolling (roulis) . B l'extension des recherches lexicographiques dans le domaine des termes d'origine étrangère (anglo-saxonne) est justifiée d'une part par le fait que les dictionnaires japonais eux-mêmes les données et d'autre part, par la nécessité même de la compréhension des textes japonais spécialisés qui, beaucoup plus que par exemple les textes littéraires contiennent un nombre considérable de termes étrangers qui n'ont jamais été traduits en japonais et qui, par conséquent, n'ont pas leur équivalent en kanji.

2- Etablissement de la bibliographie de référence. Critique des sources bibliographiques

Après l'établissement de la bibliographie complète des ouvrages indiqués au paragraphe précédent, nous voulons procéder à la critique que des sources bibliographique afin d'établir une liste plus ou moins définitive d'ouvrages de référence, c'est-à-dire d'ouvrages dont le dépouillement devra être entrepris en vue de l'établissement du lexique (ou des lexiques) spécialisé. Ici, il faudra suivre plusieurs critères en matière de méthodologie du choix des ouvrages Il faudra préférer les ouvrages plus complets aux ouvrages moins complets, bien qu'ici encore, l'on doive procéder avec prudence étant donné que les différentes sources bibliographiques peuvent très bien se compléter l'une l'autre, ce que l'on constate couramment en ce qui concerne l'usage des différents dictionnaires. En effet, comme il n'existe aucun dictionnaire complet, certains termes peuvent très bien être relevés dans un dictionnaire et non pas dans un autre, alors que l'on peut éventuellement retrouver ces derniers dans un autre dictionnaire. Par ailleurs, la fréquence statistique de certains termes scientifiques peut donner une im-portance à un terme, c'est pourquoi, ainsi que nous allons l'expliquer par la suite, Si l'on reporte sur les fiches du fichier lexicographique les provenances, l'on peut établir de cette manière une certaine fréquence du vocabulaire en question, ce qui faciliterait le choix des termes (les plus fréquents) en vue de l'édition de lexiques bilingues spécialisés.

Toutefois, la fréquence statistique, à elle seule, ne peut constituer un critère absolu de choix justement à cause du progrès scientifique. En effet, un terme considéré comme " hapax au départ peut très 'bien devenir ensuite un terme clef que l'on uti sera très fréquemment quand on aura compris et exploité entièrement la portée de la découverte à laquelle se réfère le terme en question de référence.

Dépouillement

Après la critique des sources bibliographiques et après l'établissement de la liste des ouvrages de référence, on procède au dépouillement lexicographique de ces derniers. Etant donné que chaque terme (ou groupe de termes) scientifique doit figurer sur une fiche de référence, cette fiche doit comporter également la référence précise de l'ouvrage d'où l'on a tiré le terme en question afin de permettre des recherches statistiques ultérieures. A cet effet, il est indispensable d'établir une liste de sigles particuliers correspondant à chacun des ouvrages de référence (par exemple Meiko: H. KANEDA, Meikai Kokugo Jiten, (Kaiteihan) Tokyo 1958). Cette liste de sigles doit faciliter la consignation des provenances des données lexicographiques.

Critères et méthode du dépouillement.

Ainsi que nous l'avons indiqué lors de l'expose du but de la recherche, notre recherche des données lexicographiques doit tendre a' être aussi complète et exhaustive que possible. C'est pourquoi nous pensons qu'il est indispensable de dépouiller les ouvrages spécialisés de façon à consigner dans notre fichier tous les termes techniques qui s'y trouvent. Le but immédiat de la recherche fondamentale des données lexicographiques n'étant pas 1' édition d'un dictionnaire, il ne doit présider au dépouillement des ouvrages de référence aucun principe de restriction en ce qui concerne les termes scientifiques (ainsi par exemple, en dépouillant un traité de chimie spécialisé, il s'agit de consigner sur des fiches séparées chaque terme chimique japonais ou d'origine étrangère en katakana faisant partie du vocabulaire de chimie).Par contre, il faut éliminer bien entendu tous les termes n'ayant aucun intérêt scientifique et qui font partie uniquement du style de l'auteur. Par termes scientifiques, nous entendons tout substantif - simple ou composé- ainsi que tout verbe se rapportant à la désignation à la description ou à l'explication d'un objet scientifique ou d'un phénomène se rapportant au domaine d'une science déterminée. Vu le caractère particulier du japonais, le dépouillement d'un grand nombre de substantifs peut amener automatiquement au dépouillement des verbes, étant donné que les verbes se forment grâce à l'addition du verbe auxiliaire suru qui, en raison de sa fonction spécifique, peut être considéré à juste titre comme suffixe servant à la formation de verbes. Voici un exemple: le substantif BUNKAI signifie analyse; en lui ajoutant le suffixe suru [bunkai suru], nous obtenons nons le verbe analyser, décomposer). Ainsi, dans le fichier, le substantif et le verbe correspondant auront la même référence quant au support graphique (kanji).

Au point de vue méthodologique, il faut donner également quelques précisions au sujet des termes composés. En japonais, chaque terme d'origine chinoise (et ayant par conséquent un support graphique en kanji) est un mot composé de deux termes monosyllabiques. C'est pourquoi, dans la plupart dés cas, lés fichés devront comporter un terme à deux idéogrammes (kanji) au moins, et parfois même plusieurs surtout quand il s'agit de concepts plus complexes (par exemple, physique atomique: genshi-butsurigaku où le terme japonais est écrit au moyen de cinq kanji). Le dépouillement ainsi que la consignation des termes composés est indispensable étant donné que la logique des mots composés varie d'une langue à l'autre (par exemple, le japonais dit 'four atomique' au lieu de 'réacteur atomique' pour désigner la même installation destinée à la production d'énergie nucléaire) et que, par conséquent, aucun principe a priori ne permet la déduction des associations d'idées à suivra dans les termes composés 'japonais a' partir des éléments composant le terme français. Nous pensons également indispensable le dépouillement et la consignation, par fiches individuelles, des termes composés de chimie à base de plusieurs mots d'origine étrangère (p.e. ji/mechiru/suru/hokishido - diméthylesulfoxyde). Bref, puisque les sciences comportent souvent des concepts très complexes, il est nécessaire de relever ensemble sur la même fiche le groupe de termes se référant à la réalité ou au phénomène scientifique très complexe.

Il faut faire également une remarque au sujet des mots composés utilisés en abrégé. Beaucoup de termes composés sont trop longs en japonais, c'est pourquoi on les utilise souvent sous leur forme abrégée. (p. e. gen/baku au lieu de genshi bakudan = bombe atomique; koku/ren au lieu de kokusai rengô = Nations Unies) Dans le dépouillement des termes techniques, nous avons l'intention de tenir compte de l'importance du phénomène d'abréviation en japonais et nous nous proposons d'inclure également dans notre fichier les mots composés sous leur forme complète et sous leur forme abrégée.

Une dernière remarque concerne le caractère spécifique de la langue japonaise. Etant donné que notre but est la réalisation d'un lexique spécialisé, nous n'envisageons pas de donner pour chaque caractère (kanji) toutes les prononciations ON et KUN qu'il est susceptible d'avoir suivant les différents sens et contextes; nous donnerons uniquement la prononciation du quanti dans le contexte du mot composé ("compound") consigné sur la fiche. Par ailleurs, en indiquant, pour chaque quanti, les références au Tôyô Kanji Jiten et au "Thé Modern Reader's Japanese-English Character Dictionary' de NELSON, nous rendons possible toute recherche philologique et sémantique ultérieure.

Constitution d'un fichier de termes japonais de technologie

Ainsi que nous l'avons indiqué plus haut (cf. but de la recherche), il s'agit de constituer trois fichiers (ou plus exactement trois séries de fiches constituées de fiches identiques). La réalisation du fichier constitue la dernière étape de la recherche fondamentale concernant le lexique bilingue spécialisé franco-japonais en matière de technologie.

Chaque terme choisi suivant les critères et la méthode exposés ci-dessus, doit être consigné sur une fiche individuelle. Ces fiches individuelles doivent comporter les données suivantes:

A) Données linguistiques:
- le terme scientifique japonais simple ou composé en sa
transcription phonétique en alphabet romain (nous optons
pour la transcription phonétique adoptée par les grands
dictionnaires bilingues actuels).
N.B. Nous pensons que la transcription phonétique en
kana n'est pas indispensable, étant donné que le fichier
est destiné avant tout à des chercheurs français et d'autre
part, parce que dans les, ouvrages japonais, les termes
scientifiques eux-mêmes, sont écrits en kanji et non pas
en kana.
- les idéogrammes (kanji) correspondant aux concepts exprimé
par la transcription phonétique, ou la transcription en
katakana lorsqu'il s'agit de termes scientifiques d'origine
étrangère (anglo-saxonne).
- le terme scientifique étranger en sa graphie d'origine
(par exemple, le terme anglais...) lorsqu 'il s'agit d'un
terme scientifique en katakana. Il est indispensable de
consigner le terme d'origine en sa graphie originale du
fait que la transcription en katakana ne permet pas
toujours aisément la reconstitution de cette dernière.
- le terme (ou les termes quand il s'agit d'un mot composé)
équivalent en français.
N.B. L'établissement des équivalences doit se faire soit
au moyen des définitions données dans les dictionnaires
encyclopédiques dans les deux langues, soit au moyen de
figures (quand il s'agit par exemple d'un appareil ou d
d'une installation ou de leurs parties), soit au moyen de
formules chimiques (quand il s'agit de termes désignant
des composés chimiques par exemple).
 
B) Données figuratives:

 

- des figures permettant l'identification rapide de la

réalité à laquelle correspond le concept exprimé par le

terme. Ainsi, par exemple, chaque fois qu'il s'agit d'un

terme désignant une installation, un appareil ou une machine ou leurs parties, il est indispensable d'en donner la figure pour expliquer le sens exact et concret du terme scientifique en question. k notre avis, un lexique technologique sans référence à ces figures manquerait son but, étant donné les diverses acceptions et applications de certains termes techniques dans différents domaines. Il n'y a que l'image de l'objet concret qui puisse donner le sens exact du terme.

- en cas de termes chimiques, il est préférable de donner la formule du composé chimique en question que le terme désignes Ce procédé fut d'ailleurs utilisé avec succès par Kenkyusha's New English Japanese Dictionary on Bilingual Principles, Tokyo 1967.

C) Données d'identification:

En plus des données linguistiques et figuratives nécessaires à la compréhension dés termes japonais, chaque fiche doit comporter des données d'identification. Ces données se divisent en deux groupes: celles exprimées en chiffres et celles exprimées en sigles.

- données d'identification exprimées par sigles:

Ces données concernent essentiellement les références aux ouvrages dépouillés dont il est question ci-dessus. Chaque fiche doit comporter la référence exacte à l'ouvrage d'où l'on a tiré le terme figurant sur la fiche (par exemple, MEI-KO 518 signifie que le terme japonais fut relevé à la page 518 du Meikai Kokugo Jîten).

- données d'identification exprimées par chiffres:

- chaque fiche comporte un numéro d'identification.

- chaque idéogramme représenté sur la fiche comporte un numéro d'ordre qui renvoie au numéro d'ordre du Toyo Kanji Jiten et du The Modern Reader's Japanese-English Character Dictionary.

- certaines fiches doivent comporter un numéro de renvoi à une autre fiche où le terme est mieux expliqué (c'est le cas par exemple lorsque le terme figurant sur la fiche désigne la partie d'un appareil; dès lors, le chiffre de renvoi doit renvoyer à une fiche où l'on voit l'ensemble de l'appareil en question, par exemple tout le plan d'un réacteur atomique etc.)

- on prévoit également un numéro de renvoi en cas de terme simples (par exemple genshi: atome pour genshirô: réacteur atomique; genshi bakudan : bombe atomique etc.) Ces renvois permettront la reconstitution des familles de mots qui se forment à base des mêmes éléments communs.

- en vue de recherches statistiques à effectuer ultérieurement, au sujet de la fréquences dés termes relevés, on peut prévoir aussi un chiffre indiquant la fréquence du terme en question dans les différents ouvrages de référence (lorsqu'il s'agit p.e. dés traités ou d'autres ouvrages scientifiques).

Bref, toutes les données d'identification sont destinées d'une part à la vérification de l'exactitude des données linguistiques reportées sur les fiches et, d'autre part, elles doivent servir de 'base à des recherches linguistiques et statistiques ultérieure s.

En annexe, nous donnerons quelques exemples de fiches qui permettront de mieux comprendre le procédé de mise par fiche que nous entendons mettre en oeuvre dans la réalisation de notre projet de lexique spécialisé franco-japonais.

CONCLUSIONS

Outre la recherche rapide dés équivalences entre les termes français et japonais, la réalisation de ce fichier spécialisé doit permettre dés recherches statistiques ultérieures concernant la fréquence dés termes utilisés, ce qui constitué un critère utile pour la préparation d'éventuelles éditions de lexiques spécialisés. D'autre part, en ce qui concerne la priorité à donner au dépouillement des termes se rapportant à un domaine déterminé de la technologie, on pourrait prévoir la collaboration avec certains centres de recherches particulièrement intéressés (CEA, Aéronautique PTT, Compagnies de Chimie etc.).

 

- x -

 

ANNEXE

Explication de la structure des fiches
 
 
A : numéro d'identification de la fiché
B : numéros de renvoi
C : sigles des ouvrages de référence
D : numéro des pages des ouvrages de référence
E : fréquence des termes relevés à la page correspondante
F : transcription phonétique du terme japonais en alphabet romain
G : numéros d'ordre des mots et dés KANJI correspondants
H : KANJI (ou (KATAKANA) exprimant les termes japonais
I : termes (anglais) d'origine
J : termes français équivalents
K: numéros d'ordre du Tôyô Kanji Jiten (TK)
L: numéros d'ordre des KANJI dans le Thé Modern Reader's Japanese-English Character Dictionary de NELSON (NEL)